Indonésie : 4 actions solides, une seule trop chère
2026-09-28 · Par Lubin Danilo, fondateur de Lubin Investment
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Mon screener a repéré 4 entreprises indonésiennes qui valident au moins 9 de mes 10 critères de qualité financière : un opérateur de pilotage portuaire, un groupe hôtelier et immobilier, un exploitant de centres commerciaux premium et un producteur d'huile de palme. Trois se négocient nettement sous mon estimation de prix raisonnable. La quatrième, malgré une qualité d'exécution irréprochable, se paie une prime que mon modèle juge excessive.
Pourquoi je m'intéresse à l'Indonésie aujourd'hui ?
L'Indonésie compte plus de 280 millions d'habitants, le quatrième pays le plus peuplé au monde juste derrière les États-Unis. Pourtant, sur ce site, aucun article n'avait jamais parlé d'une seule entreprise cotée à Jakarta. Ce n'est pas un oubli volontaire : la demande de recherche pour ces valeurs reste, pour l'instant, presque nulle en France. Mais mon screener ne trie pas par popularité, il trie par grille de qualité chiffrée, et cette grille vient de me remonter quatre sociétés indonésiennes qui valident au moins neuf de mes dix critères financiers.
La bourse de Jakarta n'a pourtant pas eu une année facile. L'indice IDX Composite a atteint un sommet à 9 174 points le 20 janvier 2026, avant de retomber à 6 127 points en mai, un recul de plus de 33% en quatre mois, et il reste chahuté depuis. Ce genre de baisse d'indice généralisée noie tout le monde dans la même vague de pessimisme, les bonnes entreprises comme les autres. C'est exactement le genre de situation où ma méthode, séparer la qualité du prix, prend tout son sens : un indice qui baisse ne dit rien sur la santé individuelle d'une société de pilotage portuaire ou d'un centre commercial premium à Jakarta Sud.
Qu'est-ce qui relie ces 4 entreprises, sur le papier si différentes ?
Sur le papier, presque rien ne les rapproche. La première pilote les cargos qui entrent dans les ports indonésiens. La deuxième possède des hôtels et des immeubles de bureaux à Jakarta. La troisième exploite les centres commerciaux les plus fréquentés du sud de la capitale. La quatrième cultive des palmiers à huile à Bornéo. Ce qui les relie, c'est uniquement ma grille de notation : chacune valide au moins 9 de mes 10 critères financiers (marge, croissance, rendement du capital, dette maîtrisée). Et comme le montre le tableau ci-dessous, le marché ne les traite pas du tout de la même façon.
| Entreprise (ticker) | Secteur | Note | P/FCF | Capitalisation | Verdict prix |
|---|---|---|---|---|---|
| Jasa Armada Indonesia (IPCM) | Pilotage et remorquage portuaire | 10/10 | 4,8× | 87 M$ | Décote de 160% |
| Jakarta Setiabudi Internasional (JSPT) | Hôtellerie et immobilier | 10/10 | 4,6× | 180 M$ | Décote de 169% |
| Metropolitan Kentjana (MKPI) | Centres commerciaux premium | 10/10 | 16,6× | 1,16 Md$ | Surcote de 52% |
| Nusantara Sawit Sejahtera (NSSS) | Huile de palme | 10/10 | 27,7× | 1,13 Md$ | Décote de 7% (quasi juste prix) |
Trois de ces quatre entreprises se négocient nettement en dessous du prix que mon modèle juge raisonnable. La quatrième, à l'inverse, se paie une prime que je juge excessive. Ce n'est pas une moyenne de pays qui compte ici, c'est le détail entreprise par entreprise, exactement comme je l'ai déjà montré pour l'Inde ou la Corée du Sud.
Le pilote que chaque cargo doit payer pour entrer dans un port indonésien : Jasa Armada Indonesia (IPCM)
Dans la quasi-totalité des ports du monde, un navire de commerce n'a pas le droit d'entrer ou de sortir seul : la réglementation maritime impose un pilote local, un marin qui connaît par cœur les courants, les hauts-fonds et les chenaux du port, qui monte à bord pour guider la manœuvre. C'est une règle de sécurité, pas un choix commercial de l'armateur. En Indonésie, cette mission est largement assurée par Jasa Armada Indonesia (IPCM), filiale de Pelindo, le holding public qui gère les ports du pays. IPCM opère dans une vingtaine de zones portuaires, de Tanjung Priok (le grand port de Jakarta) à Palembang en passant par Pontianak, et fournit aussi les remorqueurs qui aident à l'accostage.
Le 3 août 2026, IPCM a franchi un cap symbolique : le premier accostage d'un porte-conteneurs de classe Panamax, le MSC Bremerhaven V (295 mètres de long), au nouveau port de Patimban à l'est de Jakarta, rapporte le compte-rendu du média spécialisé Indonesia Shipping Gazette. Ce genre d'événement compte : Patimban est un port neuf construit pour désengorger Tanjung Priok, et chaque nouveau type de navire qui y accoste élargit mécaniquement le marché adressable d'IPCM sans qu'elle ait besoin d'investir massivement. Le secteur du fret et de la logistique indonésien croît d'environ 7 à 8% par an, porté par le boom du commerce en ligne et par la construction de milliers de kilomètres de routes à péage qui alimentent les ports en marchandises.
Les chiffres suivent cette dynamique. La marge nette atteint 13,3%, le chiffre d'affaires par employé progresse de 38,6% par an, et le rendement du capital investi en cash (le Cash ROCE, c'est-à-dire le cash généré rapporté au capital réellement immobilisé dans l'activité) ressort à 38,9%, un niveau élevé pour une activité qui n'a besoin ni d'usines coûteuses ni de stocks. IPCM ne porte aucune dette nette et reverse une bonne partie de son cash en dividende : 8,4% de rendement actuel, pour un versement qui a progressé de 14,3% par an sur cinq ans.
Son P/FCF (le prix de l'action rapporté au cash réellement généré chaque année) ressort à 4,8 fois, ce qui la place au 15ᵉ percentile du secteur Marine Shipping dans ma base de comparaison, autrement dit moins chère que 85% de ses pairs mondiaux du transport maritime. Mon modèle calcule un prix d'achat raisonnable très supérieur au cours actuel de 294 roupies. Je reste prudent sur l'ampleur exacte de cet écart : mon calcul projette la croissance du cash par action des cinq dernières années sur les cinq prochaines, une méthode qui peut s'emballer pour une petite société encore jeune en bourse. Ce que je retiens surtout, c'est le sens du signal, une décote nette, pas le chiffre au roupie près. Tu retrouves le détail complet sur la fiche IPCM.
L'empire discret de l'hôtellerie et de l'immobilier à Jakarta : Jakarta Setiabudi Internasional (JSPT)
Fondée en 1975 et cotée en bourse depuis 1998, Jakarta Setiabudi Internasional a participé à la construction des deux quartiers d'affaires historiques de la capitale, Thamrin et Rasuna Said, avant de développer des quartiers résidentiels (Puri, Permata Hijau) et des complexes touristiques à Bali, selon l'historique publié sur le site du groupe JSI. Son activité se répartit entre hôtels, immeubles de bureaux loués, centres commerciaux et promotion immobilière. Pour ses hôtels, elle s'est associée à des groupes internationaux comme Mandarin Oriental, Hyatt ou Accor plutôt que de créer sa propre marque : elle possède les murs et l'exploitation, les groupes hôteliers apportent la marque et la clientèle internationale. Ce montage limite le risque de marque, un scandale ou un déclin d'image touche le groupe hôtelier, pas le propriétaire immobilier, tout en captant le loyer et une part du chiffre d'affaires opérationnel.
Le chiffre d'affaires progresse de 20,6% par an en moyenne, un rythme rapide qui traduit la reprise du tourisme international en Indonésie après les années de pandémie. Le free cash flow par action grimpe de 46,2% par an, et la marge nette atteint 12,3%. Contrairement à IPCM, JSPT ne verse qu'un dividende modeste, 1,8% de rendement pour un taux de distribution de seulement 12,8% du cash disponible : la société garde l'essentiel de son cash pour financer sa croissance plutôt que pour rémunérer l'actionnaire tout de suite, un choix cohérent avec un secteur encore en phase de rattrapage post-pandémie.
Son P/FCF de 4,6 fois la place au 11ᵉ percentile du secteur Real Estate Services (la médiane du secteur ressort à 14,2 fois), ce qui en fait la moins chère des quatre sociétés de cette sélection. Même prudence que pour IPCM sur l'ampleur exacte de l'écart avec mon prix d'achat calculé, mais le signal de fond, une entreprise rentable, en croissance à deux chiffres, quasiment ignorée du marché, reste clair. Détail complet sur la fiche JSPT.
Pourquoi Metropolitan Kentjana est-elle la seule des 4 que mon modèle juge trop chère ?
Metropolitan Kentjana, le groupe Pondok Indah, a été fondé en 1972 pour transformer une ancienne plantation d'hévéas de 448 hectares au sud de Jakarta en quartier résidentiel haut de gamme. Plus de cinquante ans plus tard, l'entreprise ne se contente plus de vendre des terrains et des maisons : elle possède et exploite directement les centres commerciaux qui font désormais la réputation du quartier, les Pondok Indah Mall, ouverts par vagues depuis 1991. Le dernier né, PIM 5, a fait l'objet d'une ouverture progressive le 22 février 2026, rapporte le quotidien indonésien Kompas, avec un concept entièrement différent des précédents (espaces verts extérieurs, terrain de padel, zone dédiée aux animaux) et un taux de pré-commercialisation de 100% avant même son inauguration.
Les centres commerciaux pèsent aujourd'hui 60% du chiffre d'affaires du groupe, avec un taux d'occupation supérieur à 95% sur l'ensemble du parc. Cette économie du centre commercial premium, un actif coûteux à construire mais qui génère ensuite un loyer récurrent à marge très élevée pendant des décennies, explique la marge nette exceptionnelle de 43,1%, plus du triple de celle d'IPCM ou de JSPT. Metropolitan Kentjana ne porte, elle non plus, aucune dette nette, et son dividende a progressé de 55,1% par an sur cinq ans.
C'est justement cette qualité d'exécution qui pose un problème à mon modèle : le marché la paie déjà très cher. Le P/FCF ressort à 16,6 fois, ce qui la place au 56ᵉ percentile du même secteur Real Estate Services où JSPT pointait au 11ᵉ, largement au-dessus de la médiane sectorielle de 14,2 fois. Mon modèle calcule que l'action se négocie environ 52% au-dessus de ce que je considère comme un prix d'achat raisonnable. La qualité, elle, ne fait aucun doute. Mais je préfère payer la qualité à son juste prix que payer une prime de moitié pour une exécution déjà connue et déjà saluée par le marché. Ce n'est pas une thèse baissière, c'est une thèse d'attente. Détail complet sur la fiche MKPI.
La récolte qui grossit vite : le pari huile de palme de Nusantara Sawit Sejahtera (NSSS)
Nusantara Sawit Sejahtera est entrée en bourse en mars 2023, ce qui en fait la plus jeune des quatre sociétés de cette liste. Elle exploite cinq plantations de palmiers à huile à Kalimantan central, la partie indonésienne de l'île de Bornéo, et possède sa propre usine de transformation, d'une capacité de 60 tonnes de régimes de fruits frais par heure, sur environ 26 000 hectares de terres gérées, selon la présentation publique déposée auprès de la Bourse de Jakarta.
Le chiffre le plus frappant de cette société, une croissance du cash-flow par action de 127,7% par an sur les cinq dernières années, s'explique par une mécanique propre à la culture du palmier à huile qui mérite d'être expliquée plutôt que juste citée : un palmier planté aujourd'hui ne produit ses premiers régimes qu'au bout de trois à quatre ans, puis son rendement continue de grimper pendant plus d'une décennie avant de plafonner. Une entreprise qui a planté massivement quelques années plus tôt voit donc sa production, et son cash, augmenter presque mécaniquement d'année en année, sans qu'elle ait besoin d'investir au même rythme. C'est un moteur de croissance qui vient de l'âge des arbres, pas d'un exploit commercial répété chaque trimestre.
Cette dynamique agricole est soutenue par un contexte de prix plutôt favorable : l'huile de palme brute s'échangeait autour de 1 100 dollars la tonne en juillet 2026, un niveau ferme porté par une offre export plus tendue en Indonésie et par la demande liée aux politiques d'incorporation de biocarburant. La marge nette de NSSS atteint 32,2%, portée par cet environnement de prix.
Mais c'est justement ce succès qui se reflète déjà dans le prix. Le P/FCF de 27,7 fois, le plus élevé des quatre sociétés de cette liste, place NSSS au 78ᵉ percentile de son secteur Farm Products, très au-dessus de la médiane de 12,3 fois. Mon propre modèle qualifie d'ailleurs ce ratio d'avertissement plutôt que de signal positif. La décote qu'il calcule face à mon prix d'achat raisonnable tombe à seulement 7%, presque un prix juste, très loin des écarts observés sur IPCM ou JSPT. Le marché, ici, a déjà largement anticipé la belle histoire de croissance. Détail complet sur la fiche NSSS.
Quels risques spécifiques dois-je surveiller avant de regarder ces 4 actions de plus près ?
Le premier risque est la monnaie. Les quatre sociétés publient leurs comptes et se négocient en roupies indonésiennes : un dollar valait environ 17 945 roupies le 28 septembre 2026, contre un point bas récent de 17 502 début septembre, une fourchette de variation de plusieurs pour cent en quelques semaines à peine. Un investisseur français encaisse à la fois la performance de l'entreprise et le mouvement de la roupie face à l'euro, dans un sens comme dans l'autre : une thèse actions peut être juste et un mouvement de change défavorable peut quand même rogner le résultat final.
Le deuxième risque est spécifique à chaque dossier. IPCM dépend des tarifs de pilotage fixés par l'État indonésien via Pelindo : une décision politique sur ces tarifs, ou sur la répartition des concessions portuaires, échappe entièrement à l'entreprise. NSSS, elle, dépend d'une seule matière première, et l'Indonésie a un précédent connu d'intervention directe sur ce marché : le pays a imposé une interdiction temporaire d'exporter l'huile de palme en 2022 pour contenir les prix de l'huile de cuisine sur son marché intérieur. Rien ne garantit qu'une mesure comparable ne revienne pas si les prix intérieurs s'envolent de nouveau. Enfin la liquidité : avec des capitalisations boursières d'environ 87 millions de dollars pour IPCM et 180 millions pour JSPT, ces deux titres restent des small caps au sens international, avec des écarts de cours à l'achat et à la vente plus larges et des mouvements de prix plus violents sur de petits volumes.
Aucune de ces quatre valeurs n'est éligible au PEA, le plan d'épargne en actions français étant réservé aux sociétés dont le siège est dans l'Union européenne ou l'Espace économique européen : l'accès se fait via un compte-titres ordinaire, chez un courtier donnant accès direct à la Bourse de Jakarta.
Comment j'utilise concrètement ces 4 dossiers ?
Ma méthode juge toujours la qualité d'une entreprise séparément de son prix, jamais l'un sans l'autre. Ici, les quatre sociétés valident ma grille de qualité haut la main : marges solides, croissance réelle, rendement du capital élevé, dette maîtrisée ou nulle. Mais le prix, lui, ne suit pas la note de qualité de façon uniforme, même au sein d'un seul et même pays : IPCM et JSPT se négocient très en dessous de mon estimation, NSSS tourne autour du juste prix, et Metropolitan Kentjana se paie une vraie prime. C'est exactement le même enseignement que celui que j'avais tiré de mon étude sur les actions indiennes : un même passeport et la même note de qualité ne garantissent jamais le même prix.
Tu retrouves les chiffres recalculés en direct sur les fiches IPCM, JSPT, MKPI et NSSS, et le détail complet de ma façon de séparer qualité et prix sur la page méthodologie.
- Mon screener valide au moins 9 critères sur 10 pour 4 sociétés indonésiennes jamais analysées sur ce site : Jasa Armada Indonesia (pilotage portuaire), Jakarta Setiabudi Internasional (hôtellerie et immobilier), Metropolitan Kentjana (centres commerciaux premium) et Nusantara Sawit Sejahtera (huile de palme).
- 3 sur 4 se valorisent sous mon estimation de prix raisonnable, IPCM et JSPT nettement, NSSS de justesse (7%) ; la 4e, Metropolitan Kentjana, se paie environ 52% au-dessus malgré une qualité d'exécution qui ne fait aucun doute (dernier centre commercial loué à 100% avant même son ouverture).
- Ces 4 métiers n'ont rien en commun hors leur pays de cotation : seule ma grille de notation les rapproche, pas leur secteur.
- Risques à surveiller : la roupie indonésienne, les tarifs portuaires fixés par l'État pour IPCM, l'historique d'intervention publique sur l'export d'huile de palme pour NSSS, et la liquidité réduite des deux plus petites capitalisations.
- Aucune de ces actions n'est éligible au PEA ; l'accès nécessite un compte-titres ordinaire chez un courtier donnant accès à la Bourse de Jakarta.
FAQ
Peut-on loger ces actions indonésiennes dans un PEA ?
Non. Le PEA est réservé aux actions de sociétés dont le siège se trouve dans l'Union européenne ou l'Espace économique européen. Ces 4 valeurs se logent uniquement dans un compte-titres ordinaire, via un courtier donnant accès à la Bourse de Jakarta.
Le risque de change sur la roupie indonésienne est-il vraiment significatif ?
Oui. La roupie a connu des variations de plusieurs pour cent en quelques semaines rien qu'en septembre 2026 (entre 17 502 et 17 955 roupies pour un dollar). Un investisseur français encaisse à la fois la performance de l'entreprise et le mouvement de la roupie face à l'euro.
Ces 4 entreprises ont-elles un lien entre elles au-delà du pays ?
Aucun lien capitalistique ni sectoriel direct entre elles, hormis IPCM qui est liée à l'État indonésien via sa maison mère Pelindo. Ce sont 4 métiers indépendants qui partagent uniquement la même note sur ma grille de qualité et le même pays de cotation.
Pourquoi Metropolitan Kentjana reste-t-elle une entreprise à suivre malgré une valorisation jugée trop élevée ?
Parce que la qualité du business ne fait aucun doute pour moi : marge nette de 43%, absence de dette nette, et un nouveau centre commercial loué à 100% avant même son inauguration. Mon désaccord porte uniquement sur le prix actuel, pas sur la solidité de l'entreprise. Quelques trimestres de croissance supplémentaire, ou une pause du cours, suffiraient à combler l'écart.
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À propos de l'auteur
Écrit par Lubin Danilo, fondateur de Lubin Investment. Investisseur particulier autodidacte, l'analyse fondamentale me passionne et m'a donné d'excellents résultats. Cela fait désormais trois années que ma performance bat le S&P 500. Mais analyser chaque action me prenait trop de temps : des sites aux données incomplètes, des méthodes de calcul et des critères jamais alignés sur les miens. Et repérer les meilleures actions était tout aussi chronophage, même avec ma liste de critères bien définie. J'ai donc mis mon expérience en développement à profit pour créer ce logiciel, bâtir ma stratégie d'investissement sur les résultats de celui-ci et en faire profiter les gens partageant la même passion que moi. Il juge séparément la qualité d'un business et son prix, à partir de critères inspirés de la littérature financière (Warren Buffett, Michael Mauboussin, Aswath Damodaran).